lundi 18 mai 2009

Curriculum Vitae-Réflexions

Il se fait qu’actuellement je suis en phase de prospection professionnelle et par conséquent, amené à être immergé (!) dans « la nébuleuse » que constitue, la préparation, l’adaptation, les modifications du « Curriculum Vitae «  et autres « lettres de motivations ».

Activité entrecoupée par de la navigation WWW. au sein d’un nombre impressionnant de sites dédiés à cette quête.

Il semble y avoir une multitude de façons de présenter un CV et on y met ce qu’on veut, exempt de fausses informations, il va de soi. L’objectif primordial étant d’attirer l’attention du futur employeur d’une manière ou d’une autre. Pour en avoir parcouru un certain nombre, au long de ma carrière, il est vrai que la plupart m’apparaissaient « rébarbatifs » même si leurs contenus semblaient intéressants.

La philosophe du moment semblerait comprendre les points suivants :

En premier lieu, il ne doit pas être trop long tout en rassemblant suffisamment  de caractéristiques reprises dans l’offre cible.

En second lieu, le faire précéder d’un paragraphe « compétences »

Et troisièmement, le terminer par des « références », indispensables, seul moyen de vérifier l’exactitude, la véracité, du contenu.

(éviter d’y insérer une section « divers » sauf, évidemment, si on a été champion d'Europe de décathlon, personnellement, je pratique mais raisonnablement !)

Bref, et en d’autres termes, j’imagine que dans mon cas, 23 années d’expériences diverses, 3 à 3,5 pages, dont une équivalant aux rubriques compétences, références, notice personnelle et langues, devraient suffire .

Les CV sont donc concentrés proportionnellement aux nombres d’années d’expériences et on peut imaginer qu’à partir de 25 ans (si expériences diverses, dans mon cas !) il apparaisse sous forme d’un bloc compacte, suite de substantifs et de locutions indigestes, du genre :

Réalisation/Suivi/Évaluation/Développement/Gestion/Approche/Industrie/ Organisme/Administration/Compétence/Création/Conception/Technique/ Flux/Problématique/Formation/Communication/Action/Sensibilisation/ Implication/Confirmation/Rédaction/Utilisation/Éducation/Représentation/ Renforcement/Professionnel/Capacité/Stratégie/Programme/Emploi/Secteur/ Collaborateur/Rapport/Dynamisation/Capacités/Motivation/Valorisation/ Affaires/Cadre/Expatriation/Activité/Flexibilité/Apport/Vision/Intégration/ Politique/Promotion/Culture/Innovation/Création/Rapport/Production/ Commercialisation/ Marketing/ Multimédia/Publication/…etc………..

Le tout « saupoudré » de chiffres quantifiant, principalement, les sommes d’argent et le nombre de personnes ou encore les poids, volumes, distances, etc.

Que tous ces ingrédients, soient intelligemment et logiquement disposés ou non, on a l’impression de se retrouver devant un cube compacte, dense, métallique, inodore, incolore, insipide qu’il faut pénétrer, examiner, digérer et dont il faut distiller la moelle substantielle.

Enfin, c’est l’impression que j’en ai………….

Est-il possible de faire autrement ? Y mettre un peu de couleur ? Tout en respectant les 3,5 pages ? Le « coloriage » ne risque-t-il pas d’altérer la précision et/ou le fond des infos de base.

Comment faire pour mêler subtilement les 2 concepts ? soit rendre un CV digestible et complet, agréable à parcourir,  en un min de feuillets ?

Pour le moment et dans l’immédiat, je ne vois pas d’autres solutions que de séparer le fond (le bloc métallique) et la forme (les couleurs) sur 2 supports différents mais intimement complémentaires et surtout d’essayer d’inviter le lecteur à lire le second après avoir parcouru le premier ou vice versa !. La synthèse devant se réaliser, naturellement, dans l’esprit.

On peut espérer  que le recruteur aura, de la sorte, une vision tridimensionnelle et en couleur.

La « qualité de la structure » et « le mariage des tons », en feront un bon ou mauvais CV !